Le Caire copte

Programme :

le Vieux Caire, Saint Siméon, Eglise Vierge Marie à Maadi.

Options :

Cathédrale Saint Marc



Sites

Le vieux Caire

Le quartier copte du Caire, qu'on appelle aussi "Le Vieux Caire", est le plus ancien quartier de la ville. La forteresse de Babylone, construite par les Romains, s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive.

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Saint Siméon

Le monastère de Saint-Simon, également connu comme "l'église de la grotte", se trouve dans la montagne du Mokattam, dans le sud du Caire, une zone qui est connue comme la « poubelle de la ville » en raison de l'importante population d'éboueurs (les zabbaleen) qui y vivent.

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Eglise de la Vierge Marie à Maadi

L'Église de laVierge Marie, situé dans le quartier de Maadi sur la rive orientale du Nil, a été

construite en consécration à la Vierge Marie. C'est l'endroit où la Sainte famille a embarqué pour son voyage en Haute-Egypte en felouque.

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Programme

Programme :

Prise en charge à votre hôtel

Trajet jusqu'au quartier du Vieux Caire. Visite des églises, de la synagogue, du musée copte

Déjeuner

Visite de l'église de la Vierge Marie à Maadi et de l'escalier qui conduit au Nil

Retour à votre hôtel

             Durée : toute la journée

Tarif

2 ou 3 personnes : 65€ par personne

4 à 6 personnes : 55€ par personne

7 personnes ou + : 50€ par personne

Compris :

- Voiture privée avec chauffeur (monospace ou minibus récent, climatisé)

- Guide francophone

- Tickets d'entrée sur les sites mentionnés

- Déjeuner dans un restaurant local (1 bouteille d'eau incluse)

Non compris :

- Boissons

- Pourboires

- Dépenses personnelles


OPtions

Cathédrale Saint Marc

La cathédrale Saint-Marc est située à Abbassia, quartier du Caire. Elle a été construite sous le primatiat du pape copte Cyrille VI d'Alexandrie qui l'a inaugurée en 1968. C'est la cathédrale principale de l'Eglise Copte et le siège du Pape Shenouda III, le 117ème successeur de saint

Marc fondateur de l'Eglise d'Alexandrie. La cathédrale renferme une partie des reliques de saint Marc provenant de Venise qui ont été restituées par l'église de Rome le 22 juin 1968.

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Options :

Visite de la Cathédrale Saint Marc


Tarif options :

+10€ par personne


Détails des visites

Le Vieux Caire

Le quartier copte du Caire, qu'on appelle aussi "Le Vieux Caire", est le plus ancien quartier de la ville. La forteresse de Babylone, construite par les Romains, s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive.

 

Le mot copte vient de la langue grecque : il signifiait autrefois Egyptien. Aujourd'hui, il ne désigne plus que les Chrétiens d'Egypte.  

Le quartier copte, le plus ancien du Caire est un havre de paix au milieu d'une ville qui vit à 200 à l'heure. Les étroites ruelles bordées de hauts murs et de vieilles portes en bois ne laissent pas passer la largeur d'une voiture. Ici, on se croirait presque dans la vieille cité de Jérusalem. Le quartier copte, spécialement, c'est un quartier spirituel. Vous trouvez les Juifs du Caire, ainsi que les chrétiens et les musulmans, les trois religions vivent ensemble sans aucun problème de religion. Les habitants respectent beaucoup la religion et c'est qui fait la

beauté de ce quartier-là. Un quartier vraiment à part, où ont été construites la première synagogue, la première église et la première mosquée d'Egypte. Des édifices religieux qui côtoient les vestiges d'une forteresse romaine au nom évocateur : Babylone.

 

La religion chrétienne fut introduite par Saint-Marc aux alentours de 45 après J-C et c’est donc très tôt qu’une communauté Copte a commencé à se développer.

Ce quartier comptait une vingtaine d’églises dont il n'en subsiste que cinq dont, notamment :

 

l’église de la Vierge Marie, dite "église suspendue" consacrée à la Vierge

C'est probablement l'église chrétienne la plus ancienne en Égypte, datant du IVe siècle. On y accède par des escaliers précédé d’un corridor où se trouvent des mosaïques retraçant des scènes bibliques. Elle fut le siège du pontificat du XIe au XIVe siècle. Elle date du VIIe siècle et est bâtie au-dessus de la forteresse romaine qui lui sert d’assise. Cette église est surnommée l’Eglise Suspendue car elle est soutenue par des troncs de palmiers qui servent de pilotis. Ces troncs datent du IVème siècle et soutiennent encore aujourd’hui l’église.

L’intérieur - évidemment splendide - présente une épaisse chaire de marbre, soutenue par 13 piliers, représentant Jésus et ses douze apôtres. Une des colonnes est noire : elle représente Judas, qui a trahi Jésus. L’Eglise abrite une fresque chrétienne peinte dans une voûte très

précieuse, car elle date du IVème siècle et est en bon état, sans jamais avoir été restaurée.

 

l’église Saint-Serge

Elle fut construite à la fin du IVe siècle au-dessus d’une crypte où la sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Égypte. Saint-Serge est l’une des plus anciennes églises chrétienne, construite aux alentours du IIIème ou IVème siècle après J-C. Les chrétiens ont édifié une église à cet emplacement précisément car selon la croyance, c’est dans une grotte située

maintenant sous l'Eglise que la Sainte Famille se serait réfugiée. Le séjour de la Sainte Famille c'est 3 ans et neuf mois en Egypte, ils sont venus par le Sinaï, passés par le delta, ils ont longé le Nil, sont descendus 350km au sud du Caire. Dans chaque endroit où ils se sont arrêtés, il y a eu un monastère et une église parmi lesquelles l'église de Saint Serge.

 

l’église Sainte Barbe ou Sainte-Barbara

Construite entre les murs de la forteresse de Babylone, l'église originale aurait été bâtis au IVème siècle. Malheureusement détruite lors de l'incendie de Fustat en 750, elle est reconstruite au VIIIème siècle puis connut de nombreuses restaurations et transformations jusqu'à aujourd'hui. Sainte-Barbe est une martyre chrétienne. Sainte Barbe aurait vécu au milieu du IIIe siècle après Jésus Christ en Anatolie sous le règne de l’empereur Maximien.

Un jour, son père décida de marier Sainte Barbe à un homme de son choix ; elle refusa et décida de se consacrer au Christ. Furieux, le père la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la jeune fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille, ce qu'il fit… mais il

et fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre.

Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbara qui lui fut donné.

A l’intérieur de l’église, il y a comme une petite chapelle, séparée du reste de l’église par une cloison en bois avec une ouverture arquée, à l’intérieur de laquelle repose les reliques de Sainte-Barbe et dont les murs sont ornés de très belles icônes Coptes.

 

L’Eglise Saint Georges

L’église fut édifiée au Xe siècle sur le site de l’ancienne forteresse de Babylone du Caire.

L’église copte est établie sur l’une de des anciennes tours romaines, et est rattachée au monastère Saint Georges, ce dernier étant fermé au public.

D’une forme exclusivement circulaire l’église impressionne par sa taille et sa forme d’une originalité peu commune. En effet, il s’agit bien de la seule église ronde en Egypte. Serti d’une coupole flamboyante aux couleurs vives, ce lieu de culte doit son nom à l’un des saints

les plus populaires du Moyen Orient qui fut exécuté en 303 pour avoir désobéi à un décret interdisant la pratique du christianisme. Quelques marches permettant d’accéder aux portes, cheminent en surplombant les ruines de l’ancienne tour où le bas-relief est flanqué d’une représentation de Saint Georges terrassant un dragon. L’intérieur, d’une semblable ampleur, s’orne de portraits du Saint accomplissant sa lutte pour le Christianisme.


Ce quartier renferme également la synagogue Ben Ezra, fondée en 1115, L’histoire de cette synagogue est mouvementée. La légende dit que c’est à cet endroit que la fille du pharaon

aurait recueilli Moïse dans son panier, et qu'il aurait grandi dans ces mêmes lieux. Sous le règne du roi babylonien Nabuchodonosor, les Juifs revenus dans le pays guidés par Jérémie trouvèrent accidentellement les traces de Moïse, et là, tout près de la ville de Guizeh, ils élevèrent une synagogue au nom de Jérémiah. Lors de l’invasion de l’Égypte en -30, les Romains détruisirent la synagogue du prophète Jérémie.

Plus tard, les Coptes réclamèrent alors le terrain sur lequel avait été édifié l’ancienne synagogue de Jérémie, et ils bâtirent alors une église connue sous le nom de Église Saint Michel.

En l’an 882, un certain Abraham ben Ezra vint de Jérusalem en Égypte sous le règne de Ahmad Ibn Touloun et se rendit sur les lieux où, bien avant lui, Moïse et Jérémie avaient fait leurs dévotions. Il s’adressa ensuite aux notables, leur fit part de ce qu’il savait de la synagogue et revendiqua le droit de possession du terrain. Puis il intervint auprès du patriarche Alexandre le 56e et lui dit que la synagogue devait être restituée aux Juifs. C'est ainsi que Ben Ezra rebâtit la synagogue qui porte encore son nom.

Cette synagogue est un vrai chef d’oeuvre architectural. D’extérieur, elle n’a rien d’exceptionnel mais c’est son magnifique intérieur qui fait tout son intérêt. Elle est aussi particulièrement célèbre pour sa Guenizah (dépôt de textes usagés) qui contenait de très nombreux manuscrits d'importance historique considérable.

  

Le Musée Copte

Ce musée est en fait un ancien palais privé construit en forme de mosquée. Le propriétaire était un grand collectionneur et il a réuni des dizaines voire des centaines d’objets d’art Copte, allant de la période gréco-romaine à l’occupation musulmane. L’architecture de cette mosquée-musée est tout simplement splendide : des boiseries aux détails finement sculptés ornent toutes les pièces de cet immense palais, qui possède une cour intérieure munie de volets entièrement fait de boiseries les plus fines. De même les objets rassemblés présentent une grande richesse, retraçant l’évolution de l’art Copte au cours des siècles.

Saint Siméon

Le monastère de Saint-Simon, également connu comme "l'église de la grotte", se trouve dans la montagne du Mokattam, dans le sud du Caire, une zone qui est connue comme la « poubelle de la ville » en raison de l'importante population d'éboueurs (les zabbaleen) qui y vivent. Il s'agit en fait de la plus grande église du Moyen-Orient, avec une capacité d'accueil de 20 000personnes.

Les zabbaleen sont des descendants d'agriculteurs venus de Haute-Egypte dans les années 40, fuyant les mauvaises récoltes et la pauvreté. Un grand groupe d'entre eux s'installa sous les falaises des carrières du Mokattam. Ils étaient 8000 à y vivre au début des années 1980. Depuis les années 80, les actions humanitaires de diverses congrégations religieuses, en particulier de Sœur Emmanuelle, ont permis à ces parias de la société égyptienne de vivre de

façon plus digne et de fournir à leurs enfants une éducation.

La communauté du Mokattam étant à 98 % chrétienne, le besoin d'une église s'est clairement fait sentir. C'est ainsi que la première église copte du Mokattam a été construite en 1976.Elle commémore le miracle du déplacement par saint Simon le Tanneur de la colline du Mokattam, de l'emplacement du lac de l'Eléphant jusqu'à son site actuel, lors de la dynastie des Fatimides, au Xe siècle. Plusieurs autres églises ont ensuite été construites dans les grottes du Mokattam, dont le monastère de Saint-Simon le Tanneur. Un sculpteur polonais, Mariusz, a décoré le site par des sculptures et des bas-reliefs inspirés par des thèmes religieux, comme la fuite en Egypte et la traversée de la Mer Rouge.

Histoire de Saint Siméon Le Tanneur

Saint Siméon était un homme ordinaire.

Humble d'apparence, travailleur, pur de cœur et ferme dans sa foi, il fut celui que Dieu choisit pour accomplir un grand miracle, le déplacement de la colline de Mokattam en Egypte, et ainsi sauver son Eglise et porter haut la croix du Christ.

Saint Siméon, le cordonnier tanneur, a vécu en Egypte vers la fin du dixième siècle après Jésus-Christ. C'est pourquoi Saint Siméon est aussi connu comme Siméon le cordonnier ou Siméon le savetier.

Saint Siméon vivait en ascète et en homme de prière mangeant peu. Chaque jour il s'occupait de personnes âgées et de malades à qui il apportait de l'eau.

L'existence de Saint Siméon serait restée inconnue de tous hormis de Dieu si un événement n'était survenu pour qu'il soit l'instrument de Sa volonté. Il reste dans 'histoire chrétienne "celui dont la foi déplace les montagnes".

En l'an 979, le calife Al-Mu'iz exigea la preuve que les paroles du Christ étaient vraies : il demanda à la communauté chrétienne de l'époque de déplacer la colline du Mokattam vers

l'est ce qui permettrait l'extension de la nouvelle ville du Caire. En cas de refus ou d'incapacité à réaliser cet exploit la communauté chrétienne aurait à choisir l'une des alternatives suivantes : se convertir à l'islam ou quitter l'Egypte.

C'est grâce à Saint Siméon que se réalisa ce miracle en présence du Calife terrorisé. Saint Siméon n'est plus jamais réapparu après ce jour.

On a cherché à savoir s'il pouvait exister des " preuves " historiques de ce miracle et de l'existence de Saint Siméon. La colline a le nom de Mokattam qui veut dire " découpée ". En effet elle présente trois failles qui la traversent.


Depuis de nombreux miracles se produisirent en ces lieux et la grande église de Saint Siméon fut creusée dans la colline dans les années 70 pour accueillir la ferveur de ce peuple

pauvre mais qui a conservé la foi vivante de ses pères.

En 1989 des recherches furent entreprises pour retrouver les reliques de Saint Siméon. Des écrits laissaient entendre qu'au XIVème siècle les papes Amba Joannes X et Amba Ghobrial IV furent enterrés au côté de Siméon Le Tanneur à al-Habach dans le Vieux Caire.

En 1991 le dimanche 4 août lors de la restauration de l'ancienne église de Sainte Marie à Babylone El-Darag on découvrit le squelette d'une personne " d'une cinquantaine d'années, de petite taille avec un reste de cheveux abondants sur la nuque et présentant une calvitie sur le front ".

A peu de distance on trouva un pot de terre vieux de près de mille ans avec l'indication que le

corps enterré était celui de Saint Siméon Le Tanneur.

Les reliques sont aujourd'hui réparties dans trois églises au Caire, l'église Sainte Marie de Babylone El-Darag, l'église suspendue de Sainte Marie et l'église de Saint Samaan le Tanneur à Mukattam.

Eglise Vierge Marie à Maadi

L'Église de la Vierge Marie, situé dans le quartier de Maadi sur la rive orientale du Nil, est une église Copte orthodoxe située près du monastère de la St Theodore Nun.

Cette église a été construite comme une consécration pour la Vierge Marie, c'était l'endroit

où la Sainte famille a embarqué pour son voyage en Haute-Egypte en bateau.

En fait, le nom récent de cette banlieue moderne, Maadi, est lui-même dérivé du mot arabe qui signifie « le Point de passage ».


De 1660 à 1800, l'église était le siège du pape orthodoxe copte d'Alexandrie. En 1660, le pape Matthew IV transféra le siège à Saint Mary Church dans le Vieux Caire, où il resta jusqu'en 1800 quand le Pape Mark VIII transféra le siège patriarcal à la cathédrale copte orthodoxe de Saint-Marc.

L'Église de la Vierge Marie a grandi en importance pour devenir le centre de l' Église copte. Plusieurs papes coptes sont enterrés dans l'église.  L'Église de la Vierge Marie a été reconstruite à plusieurs reprises, et en 1794, Ibrahim El-Gohary a rénové l'église. Elle a été endommagée par un incendie sous le règne du Pape Mark VIII (1797-1809), mais a été restaurée et reconstruite.

 

L'église est surmontée de trois dômes anciens, situés au-dessus de trois autels. Une entrée et un couloir mènent à l'Eglise elle-même.

  

Cette église contient l'essentiel de ce pourquoi l'église fut édifiée : les ecaliers utilisés par la Sainte Famille pour embarquer sur la felouque qui la conduisit en Haute Egypte.

La nef contient plusieurs icônes anciennes, plusieurs autels; un ancien puits d'eau. La chapelle contient une icône de Sainte-Marie, la Sainte Bible qui a été retrouvé flottant sur le Nil et quatre cercueils contenant les reliques des saints.


Il est dit qu'un événement de nature miraculeuse a eu lieu le 3ème vendredi du mois copte de Baramhat - le 12 mars - 1976. Un livre sacré a été transporté par les ondulations du Nil jusqu'à la berge , en bas de l'église. Il était ouvert à la page de déclaration d'Isaïe, « béni soit mon peuple d'Egypte ". La Bible est maintenant exposée dans une vitrine dans le sanctuaire de la Vierge dans l'église.

 

Cathédrale Saint Marc

La cathédrale Saint-Marc est située à Abbassia ou Abbaseiah près du Caire, en Égypte. Elle a été construite sous le primatiat du pape copte Cyrille VI d'Alexandrie qui l'a inaugurée en 1968. C'est la cathédrale principale de l'Eglise Copte et le siège du Pape Shenouda III, le 117ème successeur de saint Marc fondateur de l'Eglise d'Alexandrie. La cathédrale renferme une partie des reliques de saint Marc provenant de Venise qui ont été restituées par l'église de Rome le 22 juin 1968.

 

Un peu d'histoire…

 

Pour construire le palais du calife Al-Muizz li-Dîn Allah à proximité du Caire la nouvelle capitale, les Coptes sont expropriés d'un terrain qu'ils possèdent. En compensation, le général Jawhar al-Siqilli donne en 969 à l'Église copte le terrain où s'élève maintenant la nouvelle cathédrale.

Les Coptes utilisent ce site comme cimetière pendant plusieurs siècles. Ils y érigent notamment l'ancienne église Anba Rouis. Au XIIe siècle, douze églises s'y élèvent. Sous le règne de Qalawun, les églises sont détruites par les persécuteurs des Coptes, le 18 février 1280. Deux églises sont ensuite construites sur le même site, sous le règne du fils de Qalawun.

Le gouvernement du Caire voulant en 1943 exproprier l'Église copte, il se heurte à l'opposition du Conseil général de la Congrégation de l'Église copte et de sa secrétaire, Iris Habib Elmasry. L'Église copte conserve le contrôle du site, à condition d'y élever un bâtiment à usage non commercial dans les cinquante années suivantes. La construction de la nouvelle cathédrale découle de cette condition.

Le site de la cathédrale Saint-Marc présente l'évolution architecturale de sept églises successives d'intérêt majeur comme l'église Anba Rouis (ou Anba Ruweis) située tout en bas, unique vestige de l'ancien monastère. Elle montre le rapide développement de l'art  architectural copte.

La cathédrale a une structure conçue par l'ingénieur Michel Bakhoum. Elle peut accueillir 5 000 fidèles. Cette cathédrale copte est de loin la plus grande cathédrale d'Afrique et du Moyen Orient.

 

Les reliques de saint Marc

 

Avant la fin de la construction de la cathédrale, le pape catholique Paul VI restitue en juin 1968 à l'Église copte les reliques de saint Marc, qui avaient été subtilisées et amenées à Venise en 828. Ces reliques sont déposées dans la nouvelle cathédrale du Caire, sous l'autel, dans une chapelle brillamment décorées d'icônes coptes, en présence des plus hautes autorités et d'une foule considérable.

Cependant, selon Ettore Vio, conservateur en chef de la Basilique Saint-Marc de Venise, aucune partie des reliques de Saint-Marc ne s'y trouvent. On y trouve uniquement une étoffe ayant été mise en contact avec la tombe se trouvant à Venise….