Citadelle et Musée Egyptien

Programme :

Citadelle et Musée égyptien.

Options :

Ibn Tulun, Sultan Hassan, Cité des Morts 



Sites

Citadelle de Saladin

La silhouette de la citadelle est dominée par les coupoles et les minarets de la mosquée

d'albâtre de Mohamed Ali, de style turc, achevée en 1857. Elle offre une vue panoramique sur le Caire et la cité des morts, cimetière des sultans mamelouks aujourd’hui habitée par des sans-logis.

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Musée Egyptien

Autre incontournable, le musée égyptien du Caire abrite la plus vaste, la plus riche et la plus complète collection d'antiquités pharaoniques au monde sur une période de cinq mille ans. Cette collection est plus ou moins présentée par ordre chronologique.

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Programme

Programme :

Prise en charge à votre hôtel

Trajet jusqu'à la colline surplombée par la Citadelle, visite du site : mosquée Mohamed Ali, mosquée An-Nasir Mohammed Ibn Qalawum et mosquée Suleyman Pacha. Promenade sur le site pour admirer la vue sur la capitale égyptienne.

Déjeuner dans un restaurant local

Trajet jusqu'au musée égyptien, visite des principales salles, dont le spectaculaire trésor de Toutankhamon

Retour à votre hôtel

             Durée : toute la journée

Tarif

2 ou 3 personnes : 75€ par personne

4 à 6 personnes : 60€ par personne

7 personnes ou + : 50€ par personne

Compris :

- Voiture privée avec chauffeur (monospace ou minibus récent, climatisé)

- Guide francophone

- Tickets d'entrée sur les sites

- Déjeuner dans un restaurant local (1 bouteille d'eau incluse)

Non compris :

- Visite du musée de la barque solaire sur le site de Gizeh : 50EGP (payable sur place)

- Visite de l'intérieur d'une pyramide sur le site de Gizeh : 50 ou 100EGP selon la pyramide (payable sur place)

- Visite des musées de la Citadelle (musée militaire, musée des attelages...) : 50 à 100EGP (payable sur place) 

- Boissons

- Pourboires

- Dépenses personnelles


OPtions

Mosquée Sultan Hassan

Au pied de la Citadelle, se dressent, l'une en face de l'autre, deux superbes mosquées

presque identiques. D'une hauteur vertigineuse la Mosquée et Madrasa du Sultan Hassan, édifiée au 14ème siècle, est un chef d'œuvre de l'architecture mamelouke. Sa "jumelle", la mosquée El Rifaï est une copie réalisée au 19ème siècle.

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Mosquée Ibn Tulun

Cette mosquée, qui est une des plus anciennes du Caire, fut construite de 876 à 879 par Ahmed ibn Tûlûn, fondateur de la dynastie égyptienne des Tûlûnides (868-905). Avec une superficie totale d'environ 26 000 m2, elle est la 3e plus grande mosquée du monde.

 

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Cité des Morts

La Cité des morts, au Caire, est la plus grande nécropole du monde. À l'intérieur des mausolées et caveaux vivent parait-il environ 2 millions d'habitants. Le quartier s'étend sur

plusieurs kilomètres et répond au nom de "The City of the Dead" en anglais, devenu "la Cité des Morts" en français.

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Options :

Visite de la mosquée Sultan Hassan

Visite de la mosquée Ibn Tulun

Incursion dans la Cité des Morts

 

Tarif options :

1 option : +10€ par personne

2 options : +15€ par personne

3 options : +20€ par personne


Détails des visites

Musée Egyptien

Autre incontournable, le musée égyptien du Caire abrite la plus vaste, la plus riche et la plus complète collection d'antiquités pharaoniques au monde sur une période de cinq mille ans. Cette collection est plus ou moins présentée par ordre chronologique.

 

Elle comprend notamment :
- Les objets provenant de la tombe de Toutankhamon, comptant plus de 3 500 pièces, dont 1 700 sont exposées dans le musée.

- Les momies de certains pharaons de la XVIIIème à la XXème dynastie, découvertes à Thèbes

- Les objets provenant des tombes des rois et des membres des familles royales du Moyen Empire et découverts à Dahshur en 1894.

- Le contenu des tombes royales de Touthmôsis III, de Touthmôsis IV, d'Aménophis III et de Horemheb, et la tombe de Yuya et Thuya.

- Les objets de tombes royales et privées de Tanis datant des XXIème et XXIIème dynasties.

- Les objets datant de la période d'Amarna et fabriqués pour Akhenaton et les membres de sa famille, ainsi que pour certains hauts dignitaires.

- Les collections d'objets provenant des palais royaux et des tombes de nobles.

La Citadelle de Saladin

La silhouette de la citadelle est dominée par les coupoles et les minarets de la mosquée

d'albâtre de Mohamed Ali, de style turc, achevée en 1857. Elle offre une vue panoramique sur le Caire et la cité des morts, cimetière des sultans mamelouks aujourd’hui habitée par des sans-logis. Au pied de la citadelle, se trouve la mosquée du sultan Hassan, un des plus beaux édifices d’époque mamelouk du XIVe siècle et sa "jumelle" juste à côté, la mosquée "El Rifaï".

 

L'imposante forteresse médiévale est perchée à l'extrémité est de la ville. Pendant sept siècles, elle fut le siège du pouvoir égyptien. Elle fut construite par Saladin en 1183 sur la colline de Mokkatam pour défendre Le Caire des Croisés, en même temps qu'in gigantesque

mur d'enceinte était érigé pour protéger la ville, mur érigé en partie grâce aux pierres "volées" aux Pyramides de Gizeh.

La forteresse s'élargit ensuite vers l'ouest sous le régime ottoman (1517-1798). Elle recèle

aujourd'hui trois magnifiques mosquées et plusieurs palais qui ont été transformés en musées.  

C'est au cœur de cette citadelle que la grande Mosquée de Mohammed Ali (ou Méhémet Ali) a été édifiée au 19ème siècle. Construite entre 1830 et 1848, elle a été largement inspirée de la

Mosquée Bleue et de l'Église Sainte Sophie d'Istanbul. Ses minarets se dressent avec élégance vers le ciel et l'immense coupole centrale est impressionnante. Entièrement recouverte de dalles d'albâtre, elle porte aussi le surnom de "mosquée d'Albâtre".

Dans la cour, se trouve la fontaine des ablutions, abritée par un kiosque. En son centre, trône la grande horloge, cadeau du roi de France Louis Philippe en remerciement de l'obélisque de la place de la Concorde à Paris. On dit qu'elle n'a jamais fonctionné…

L'intérieur est également immense. Un grand tapis rouge sombre couvre le sol. Les parois de marbre blanc zébré de jaune, les voûtes ouvragées, les rosaces d'or sont magnifiques.

Mohammed Ali, fier de son oeuvre, se fit ensevelir dans le tombeau de marbre qui se trouve à

droite en entrant.

Une autre mosquée, la première érigée dans l'enceinte de la Citadelle, un peu effacée par la grandeur de celle de Mohammed Ali, se trouve non loin. La Mosquée An-Nasir Mohammed Ibn Qalawum a été construite une première fois en 1318. Puis, le sultan An-Nasir Mohammed,

mécontent du résultat la fit reconstruire en 1335. C'est le seul édifice qui subsiste de l'époque des Mamelouks qui ont régné sur l'Égypte de 1251 à 1382.

De la terrasse, vous aurez une vue splendide sur les tours du centre-ville et jusqu'aux  Pyramides de Gizeh par beau temps.

Dans l'enceinte nord de la citadelle, la Mosquée Suleiman Pasha datant de 1528 ravira les amateurs d'architecture islamique.

Toujours dans l'enceinte nord, le palais qui abritait jadis le harem de Mohammed Ali fut transformé en musée militaire national. A l'est, se trouve le musée de l'attelage et à l'extrémité nord, le musée de la Police.

Le palais-musée Gawhara, au sud de la Mosquée Mohammed Ali, raconte la vie de la cour du XIXe siècle.

Mosquée Ibn Tulun

Cette mosquée, qui est une des plus anciennes du Caire, fut construite de 876 à 879 par Ahmed ibn Tûlûn, fondateur de la dynastie égyptienne des Tûlûnides (868-905). Avec une superficie totale d'environ 26 000 m2, elle est la 3e plus grande mosquée du monde.

 

La plus ancienne mosquée du Caire est celle d'Amr ibn el-'Âs, à Fustat, mais celle-ci ayant été considérablement remaniée, la mosquée d'ibn Tûlûn peut être considérée comme la plus ancienne qui nous soit parvenue pratiquement dans son état d'origine.

  

Elle fut endommagée lorsqu'elle servit de refuge aux pèlerins se rendant d'Afrique du Nord au Hedjaz au XIIe s. Elle sera restaurée à plusieurs reprises, y compris à l'époque contemporaine, tout en gardant l'essentiel de ses caractères d'origine.

 

La mosquée d'ibn Tûlûn est un bon exemple de l'architecture de l'époque abbasside. Par un certain nombre d'éléments, elle rappelle la mosquée de Samarra, en Iraq, où ibn Tûlûn  séjourna dans sa jeunesse : minaret à rampe hélicoïdale, arcs brisés reposant sur des piliers à colonnes d'angle engagées, motifs décoratifs de stuc.

  

L'édifice est compris dans une enceinte de 118 m par 138m ; il est flanqué sur trois côtés par des ailes étroites d'environ 19 m de large, le quatrième côté étant occupé par la qibla.

 

Le minaret est unique en Egypte. La seule partie d'origine est la base quadrangulaire et le second étage cylindrique ; elle est surmontée des restaurations d'époque mamlûk en pierre, alors que le minaret d'origine était en briques.

  

La salle de prière est formée de 5 travées parallèles à la qibla, séparées par des piliers soutenant des arcades. Le plafond est en bois et le mihrâb, qui semble avoir été remanié à l'époque mamlûk, était mis en évidence par un dôme de bois. De chaque côté, le mihrâb est flanqué de deux colonnes aux chapiteaux ornés.

 

Sur les trois autres côtés de la cour, on trouve des portiques composés de deux travées chacun. Chaque côté de la cour est bordé par 13 arcades, légèrement brisées dans leur partie haute ; dans les écoinçons s'ouvrent d'étroites fenêtres.

  

Au centre de la cour (sahn) se trouve la fontaine aux ablutions, qui est une construction mamlûk de l'époque du sultan Lajin ; de base carrée, elle ouvre sur chaque côté par deux

étages d'arcades, le tout surmonté d'une coupole.

 

Le décor de bois sculpté et de stuc de cette mosquée est très important du point de vue de

l'histoire de l'art islamique. Il est un des témoignages les mieux préservés de l'influence du style de Samarra et de son adaptation en Egypte. Les décors de stuc se développent à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de la mosquée. Les arcs sont décorés de reliefs de stuc,  remarquables malgré les restaurations. Les parties d'origine conservées montrent des motifs mêlant éléments géométriques et floraux. Au-dessus des arcs intérieurs court une frise en caractères coufiques qui représenteraient au total une longueur de 2 km. Les 128 fenêtres

des murs extérieurs sont elles-mêmes ornées de grilles de stuc géométriques, avec des variantes pour chacune.

  

Cette mosquée, qui fait partie des incontournables de l'architecture islamique cairote, est si importante dans l'art égyptien qu'elle figure sur le billet de 5 livres. 

Mosquée Sultan Hassan

Au pied de la Citadelle, se dressent, l'une en face de l'autre, deux superbes mosquées

presque identiques. D'une hauteur vertigineuse la Mosquée et Madrasa du Sultan Hassan, édifiée au 14ème siècle, est un chef d'oeuvre de l'architecture mamelouke. Sa "jumelle", la mosquée El Rifaï est une copie réalisée au 19ème siècle.


La Mosquée et Madrasa du Sultan Hassan fut construite par le Sultan Hassan qui monta sur

le trône à l'âge de 13 ans. Il fut assassiné en 1361 avant d'avoir vu l'édifice achevé. La

construction du monument fit 300 victimes lorsqu'un minaret s'effondra. Il subit également les assauts de l'Histoire : les émeutes des Mameloukes, les bombardements de Napoléon endommagèrent le bâtiment. Malgré cela, la mosquée a survécu et reste tout à fait impressionnante.

L’architecture de cet édifice emblématique de la ville du Caire est caractéristique de la

période mamelouk. Formant un vaste complexe de 7 900 m2, il regroupe une mosquée et une madrassa, l’ensemble s’articulant autour d’une cour intérieure ou sahn. De part et d’autre de cette cour centrale pavée s’ouvrent quatre grandes et profondes arcades ou iwan. Des accès permettent d’atteindre les quatre madrassas que compte le complexe ainsi que les cellules des étudiants.

Les dimensions du complexe en font un des plus importants sanctuaires de la capitale égyptienne : sa longueur est ainsi de près de 155 m, tandis que le plus haut de ses deux minarets culmine à 86 m de haut.

 

Vous entrez par une porte étroite. Après avoir traversé un passage obscur et tortueux, vous

découvrez une cour intérieure éblouissante de lumière. Cette cour carrée possède en son centre une fontaine aux ablutions recouverte d'une coupole. Les façades sont ponctuées de quatre iwan (grande niche couronnée d'une arche qui forme un espace ombragé). Ces iwan étaient voués à l'enseignement des quatre courants du sunnisme. Un iwan est aménagé en salle de prière. Il intègre les éléments classiques du culte islamique : mihrab (niche orientée vers La Mecque). et minbar (chaire) sont en marbre polychrome . Les murs sont recouverts d'inscriptions coraniques en caractères coufiques, tandis que cinquante luminaires descendent des voûtes en arc brisé.

Une porte ménagée dans le mur de la qibla permet l'accès au mausolée du sultan. Les murs de cette vaste salle rectangulaire révèlent un agencement tripartite, intégrant décors de marbre polychrome et bandeau de bois orné d'inscriptions coraniques ou honorifiques en lettres blanches. Le mausolée est entouré par une petite barrière en bois sculpté.

Il aurait dû abriter la dépouille du sultan Hassan; malheureusement elle n'a jamais été

retrouvée après son assassinat. C'est son fils qui a été déposé dans ce tombeau. Derrière la tombe se trouve une autre Mihrab décoré avec des inscriptions d'or qui est semblable à celui de l’Iwan oriental. Il était initialement destiné aux proches du sultan afin qu’ils viennent prier sur sa tombe.

 

A l'angle sud-ouest, se dresse un immense minaret à trois galeries haut de 86 m. C'est le

minaret le plus élevé du Caire. Avec ses jeux de lumière et ses formes géométriques, la mosquée inspire la spiritualité, le respect, le silence.

 

En face de la mosquée sultan Hassan, séparées seulement par une étroite ruelle, se dresse la

Mosquée Ar-Riflai copiée de façon quasi identique sur la mosquée du Sultan Hassan, 500 ans plus tard, achevée en 1911. L'intérêt architectural de cette mosquée est bien moindre. Son principal attrait réside dans le fait qu'elle abrite les mausolées des défunts membres de la famille royale, dont le roi Farouk et le dernier shah d'Iran.

Cité des Morts

La Cité des morts, au Caire, est la plus grande nécropole du monde. À l'intérieur des mausolées et caveaux vivent parait-il environ 2 millions d'habitants. Le quartier s'étend sur

plusieurs kilomètres et répond au nom de "The City of the Dead" en anglais, devenu "la Cité des Morts" en français.

 

Il s'agit de l'un des plus anciens cimetières musulmans qui n'a cessé de s'étendre depuis les

Fatimides jusqu'à l'époque mamelouk, pour constituer à la veille de la conquête ottomane une véritable ville. Les tombes les plus riches de ces époques se trouvent dans des pièces autonomes, qui ressemblent étrangement à de petites maisons ayant même chacune d'un jardin individuel. Au fil des siècles, une population s’est installée près des sépultures, sous la pression démographique de la ville en pleine expansion. Les plus démunis et les nouveaux

arrivants, venus de Haute-Egypte chassés par l'avancée du désert ou venus des campagnes

pris dans l’exode rural, y trouvent refuge. Ils cohabitent ainsi, depuis plusieurs générations parfois, avec les morts inconnus d'anciennes familles nobles.

L'aménagement est souvent très sommaire. Cuisine, salle à manger et chambre se confondent dans une même pièce de quelques mètres carrés que partagent parfois jusqu'à 10 personnes. Une simple natte de paille fait aussi bien office de lit que de table. En dessous, la chambre funéraire où sont enterrés les morts. Quelques familles disposent de toilettes et d'une salle de bain.

 

Bien qu'illégale, cette occupation des cimetières est largement tolérée par les autorités. L’état a dû réagir et pour éviter l’anarchie, on a doté ce quartier de routes, de lignes électriques, de tout à l’égout, de lignes régulières de bus et de taxis… Des boutiques ont ouvertes pour répondre aux besoins quotidiens des habitants.

Quand on circule dans la Cité des morts, on n’a pas l’impression d’être dans un cimetière, pourtant il n’est pas rare d’y voir des cérémonies funéraires … Mais on peut toujours y visiter des monuments de l’art islamique comme la mosquée du Sultan Qaytbay ou encore le mausolée de l’Imam El-Shafi et même voir le caveau de la famille de Mohamed Ali.